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.Conférence de presse pour Whiteout: Kate Beckinsale - Gabriel Macht (Août 2009)


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Question: Kate, ce film est un thriller avec une femme en détresse, mais en Antarctique. Comment ça a changé les choses pour vous? En quoi est-ce différent de vos combats contre des créatures surnaturelles, comme dans Underworld?
Kate Beckinsale: Il faisait beaucoup plus froid et c'était bien plus intense. Toutes les deux secondes on se demandait si on n'allait pas mourir d'hypothermie. C'est une femme dans une situation extrême, dans un environnement extrême, et il n'y a que des hommes. J'ai déjà joué ça quelques fois. Mais c'était beaucoup plus intense juste à cause du climat.

Q: Reviendrez-vous un jour dans un autre Underworld?
KB: Je ne sais rien sur un quatrième Underworld pour le moment. Cette saga a toujours été prévue comme une trilogie et je n'avais déjà pas ma place dans le troisième. S'ils écrivaient un script merveilleux alors évidemment je ne serais pas complètement réfractaire au projet. Mais c'est tout.

Q: Il a été rapporté que vous aviez déjà signé pour une nouvelle trilogie Underworld. C'est juste une rumeur?
KB: Oh mon Dieu. Trois de plus? Je ne pense pas que ça soit bien pour ma fille de voir mon derrière moulé dans du latex pendant encore dix ans. Je ne sais pas... j'ai entendu parler du fait qu'ils voulaient faire un quatrième film mais je ne sais pas si c'est officiel ou si c'est juste une rumeur. En ce qui me concerne, c'est une rumeur.

Q: Donc, cette information est fausse?
KB: Oui. Je n'ai rien signé du tout.

Q: Comment était-ce de travailler dans le climat froid du Manitoba (Canada) pour ce film?
KB: Quand nous sommes arrivés, ils ont déposé un catalogue gros comme l'annuaire du téléphone devant chacune de nos chambre d'hôtel, qui disait: "Voilà toutes les façons différentes dont vous pouvez mourir ici, si vous avez trop froid ou trop chaud, si vous gardez vos vêtements trop longtemps quand vous entrez à l'intérieur, ou si vous avez bu la moindre goutte d'alcool dans votre vie, ou si vous respirez en vous tournant vers l'Ouest..." Et on a tous paniqué.
Ce dont je me rappelle le plus c'est d'avoir du enfiler et enlever quinze épaisseurs de vêtements environ soixante-dix fois par jour. La première fois qu'on est sortis, tous les hommes avaient la barbe pleine de glace, je pensais que c'était un test des maquilleurs, mais non. C'était réel. Et mes cheveux ont formé une pointe gelée, rien qu'en soufflant dessus. Je pensais que je savais supporter le froid puisque je viens d'Angleterre, mais ça n'avait rien à voir.
Gabriel Macht: Je retiens de mon expérience à Manitoba que les températures étaient très basses, et l'environnement ressemblait énormément à ce qu'on voulait montrer, [l'Antarctique]. Mais malgré des conditions de température extrêmes je n'avais pas si froid. Les trucs qu'ils nous ont fait porter étaient très chauds. Pour moi ça allait, et je m'attendais à bien pire.
Par contre ça a été un vrai défi quand nous avons du tourner en studio. Il faisait dans les 25 degrés, c'était vers la fin du printemps et le début de l'été et on devait porter tout un attirail de grand froid. Je n'ai jamais eu aussi chaud, je suais à grosses gouttes et j'ai probablement perdu 15 kilos avant la fin du tournage!

Q: Si vous étiez mutés en Antarctique pour des mois, quelles sont les deux choses que vous emmèneriez en priorité?
KB: Est-ce qu'on pourrait emmener un fer à lisser pour deux? Je prendrais ma fille et quelques livres. Il me faudrait aussi un téléphone satellite.
GM: J'emmènerais ma femme et ma fille. Ma femme est ma moitié, et ma fille est mon autre moitié donc ça ne compte que pour un. J'emmènerais sûrement aussi mon ordinateur portable, comme ça je pourrais me connecter et surfer un peu sur le net.

Q: Kate, vous êtes magnifique en sous-vêtements et vous avez aussi une scène de douche dans le film. Y a-t-il certaines scènes gratuites comme ça qu'on est obligé d'accepter quand on fait ce genre de films?
KB: Des fois, il faut faire ce qu'on vous dit dans la vie.
GM: On prend tous des douches.

Q: Kate, ce film a l'air d'avoir été incroyablement physique pour vous. était-ce plus dur que tout ce que vous avez déjà fait?
KB: C'est difficile à dire. C'était peut être le cas, dans le sens où ce n'était vraiment pas pratique. Mais rien n'a été plus dur pour moi que de devoir m'y préparer pour la première fois alors que je ne l'avais jamais fait avant. Avant Underworld, tout ce que j'avais fait comme sport c'était de la danse classique, donc tout l'entraînement très physique a été un choc total pour moi. Pour Whiteout ça ne m'a pas fait ça. On ne m'avait jamais traînée dans la neige sur une espèce de planche de surf artisanale avant, mais une fois que vous êtes entré dans le monde des films d'action, ça devient plus facile à chaque fois. C'est la première fois qui est la plus difficile. Là c'était carrément faisable. Nous avions une super équipe de cascadeurs. C'est surtout les vents très forts qui étaient un facteur nouveau pour moi, mais ce n'était pas trop dur.

Q: Kate, qu'est-ce qui était le plus éprouvant dans le fait de travailler dans le froid?
KB: Je dois avouer que je parle comme si on avait tourné dans le froid plus longtemps qu'on y était en réalité... ça nous donne l'air plus coriaces. Nous étions très chanceux d'avoir une équipe si brillante et un casting fantastique. Je n'ai jamais travaillé avec des gens si gentils.
Il y a même un point positif, d'avoir un climat si extrême. On se rencontre alors qu'on se gèle, ensuite il faut réussir à s'extraire des combinaisons de ski et tout le monde a l'air idiot, ensuite on transpire. Tout ça crée des liens. Nous avons tous beaucoup rigolé ensemble, tout le temps. Le froid s'est révélé un bon sujet d'entente parce que tout le monde s'en plaignait. Les acteurs aiment beaucoup se plaindre, et là on n'avait pas besoin de se plaindre de quoi que ce soit d'autre parce que le froid était suffisamment embêtant. C'était très bien.
En termes de difficulté, c'est vrai qu'en sortant de la caravane le tout premier jour j'étais vraiment inquiète de ne pas pouvoir parler du tout. Je n'étais pas sûre que je pourrais jamais dire la moindre réplique. Toute ma gorge s'est refermée dès ma première inspiration. Heureusement, Gabriel m'a dit de continuer à respirer. à part ça le froid c'était sympa. C'était probablement pire en studio avec la chaleur. Essayer d'empêcher Colombus [Short] de transpirer, ça c'était le vrai défi.

Q: Qu'avez-vous fait à Winnipeg en dehors des heures de tournage?
KB: Je me suis fait dévitaliser une dent à Winnipeg, et ça a été parfait. Tout s'est vraiment bien passé. Les dentistes sont fantastiques à Winnipeg. Et puis là-bas vu qu'il fait si froid ils ont de supers activités d'intérieur à faire avec un enfant. Je suis allée dans de supers musées, et des théâtres pour enfants. Ma fille était là pour tout le tournage.
GM: Si je me souviens bien, j'ai marché dans de longs tunnels.
KB: On pouvait aussi faire du patinage en plein air, c'était fantastique.
GM: Je me souviens juste d'avoir marché dans de longs couloirs. J'ai l'impression d'avoir passé mon temps à traîner dans des centres commerciaux souterrains.
KB: Pas moi! Ils avaient un grand parc de sports d'hiver à l'extérieur. C'est l'une des choses les plus amusantes que j'aie jamais fait.
GM: Je crois que je suis allé patiner là-bas.

Q: Quelle proportion des cascades avez-vous fait vous-mêmes?
KB: Nous sommes allés à Tahiti pendant ce temps-là.
GM: J'ai l'impression d'avoir fait beaucoup de mes cascades. En réalité je crois que je les ai toutes faites. Il y a peut être eu quelques trucs dont je ne suis pas au courant, tournés par une deuxième équipe, mais sinon j'étais impliqué pour quasiment toutes les cascades. J'avais déjà travaillé avec Steve Lucescu, notre directeur des cascades, sur un autre film. Nous nous sommes très bien entendus, les deux fois. Nous avons passé de bons moments.

Q: était-ce difficile de bouger dans ces grosses combinaisons?
GM: Oui. Ça pose des difficultés, mais il y a aussi beaucoup de rembourrage, et ça aide quand on se fait beaucoup jeter à terre.
KB: Je crois que la plus grande difficulté est que l'action doit avoir l'air cool et passionnante quand on les porte, plutôt que juste deux personnes qui se rentrent dedans. C'était ça le challenge.
GM: Et en plus, on ne peut pas voir derrière soi. C'est impossible avec les lunettes.

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Interview par Christina Radish pour IESB.net
Traduction par Alice © Ultimate Kate Beckinsale